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Maîtriser
les faits de langue grâce à la publicité
Résumé
:
L’apprentissage d’une langue-culture se fait au quotidien
dans les contextes les plus divers. La publicité en contextualisant
les phénomènes langagiers est un outil précieux permettant
à l’apprenant, d’une part, de saisir le sens en suspens
dans ou sous les mots et de l’autre, d’acquérir une
compétence langagière, englobant aussi bien des connaissances
linguistiques que sociopragmatiques.
Présentation
:
Actuellement,
l’enseignement d’une langue-culture ne se fait pas uniquement
en salle de classe : les médias complètent son apprentissage
d’une façon attrayante et efficace en mettant en relief la
culture. Quel que soit le contexte d'appropriation envisagé, l'élaboration
de dispositifs didactiques conçus pour développer des savoirs
et des savoir-faire interculturels liés à la langue, met
l'enseignant dans la nécessité de s'interroger sur les moyens
d’y parvenir. Il s’agit d’un choix d'ouverture sur le
monde extérieur à la classe, mais aussi, d’un choix
d'intégrer ces expériences extérieures dans les pratiques
de classe.
Parce que l’apprentissage d’une langue se fait d’abord
à travers l’appréhension et ensuite la compréhension
d’une culture, la publicité, en contextualisant les phénomènes
langagiers, nous paraît un des supports les plus efficaces, permettant
une approche à la fois interculturelle et linguistique de la langue
cible.
Notre étude sera réalisée à partir d’un
corpus de diverses publicités sélectionnées pour
les faits de langue qu’elles comportent, car elles utilisent des
mots à « charge culturelle partagée » selon
la définition de Galisson, des expressions idiomatiques et différents
registres de langues. La publicité est un outil permettant à
l’apprenant, d’une part, de saisir le sens figuré de
certains mots et expressions souvent négligés par les dictionnaires
et les méthodes qui se contentent de présenter le sens propre,
et d’autre part, de s’approprier des compétences langagières
propres à une langue, une culture et une époque données.
Ainsi il s’agira de proposer une réflexion sur l’apprentissage
du registre familier et de l’argot en comparaison avec le français
standard qui permettra d'expliciter et d'interpréter cette culture
implicite, en suspens dans ou sous les mots. De cette façon, nous
touchons au niveau le plus profond de la compétence langagière,
une compétence qui n’est pas strictement linguistique mais
aussi sociopragmatique.
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